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Chez Jeannette Fleurs

Poussez la porte de la boutique et prenez votre dose de culture quotidienne. Chaudonnaise d'âme.

Les hommes du canton de Nogent-Le-Roi et la guerre de 1914.

J'appartiens à la page Facebook "Nogent-Le-Roi d'hier et d'aujourd'hui".

Depuis peu...

Les fils du docteur Boucher (Christian et Thierry) fournissent la page en jolies cartes postales de notre canton.

Thierry m'a particulièrement émue quand il a partagé la chanson de Jaurès de Brel :

"Ils étaient usés à quinze ans
Ils finissaient en débutant
Les douze mois s'appelaient décembre
Quelle vie ont eu nos grand-parents
Entre l'absinthe et les grand-messes
Ils étaient vieux avant que d'être
Quinze heures par jour le corps en laisse
Laissent au visage un teint de cendres
Oui notre Monsieur, oui notre bon Maître
Pourquoi ont-ils tué Jaurés
On ne peut pas dire qu'ils furent esclaves
De là à dire qu'ils ont vécu
Lorsque l'on part aussi vaincu
C'est dur de sortir de l'enclave
Et pourtant l'espoir fleurissait
Dans les rêves qui montaient aux yeux
Des quelques ceux qui refusaient
De ramper jusqu'à la vieillesse
Oui notre bon Maître, oui notre Monsieur
Pourquoi ont-ils tué Jaurès?
Si par malheur ils survivaient
C'était pour partir à la guerre
C'était pour finir à la guerre
Aux ordres de quelques sabreurs
Qui exigeaient du bout des lèvres
Qu'ils aillent ouvrir au champ d'horreur
Leurs vingt ans qui n'avaient pu naître
Et ils mouraient à pleine peur
Tout miséreux "oui notre bon Maître"
Couverts de prêtres "oui notre Monsieur"
Demandez-vous belle jeunesse
Le temps de l'ombre d'un souvenir
Le temps du souffle d'un soupir
Pourquoi ont-ils tué Jaurès?"

J'ai eu immédiatement envie de partager les Registres Matricules (voir en annexe la définition) de certains Nogentais de ma famille.

Qui ont combattu pendant la première guerre mondiale. Ou qui étaient très connus dans le canton. Pour avoir été résistants lors de l'Occupation allemande.

J'ai eu aussi envie de donner à tous le plan pour réussir cette recherche aux archives de Chartres pour leurs ancêtres.

Je commence par un Chaudonnais que beaucoup ont connu : Alfred Prémartin.

Avant de tenir le drugstore de Chaudon, d'être pompier, facteur et coiffeur...

Et d'épouser la fille Prunier...

Il était né dans la Marne à Courbeteaux.

 

Alfred Prémartin a été interné comme résistant du 12 octobre 1943 au 18 août 1944.

A la prison de la Santé.

Mais si, souvenez-vous...

Leur réseau avait été dénoncé et ils ont été arrêtés au café de Croisilles, chez Joséphine.

Je continue par un discret Chaudonnais, Paul Gillard.

Qui a trouvé la mort à 26 ans, en 1916 dans la boue de Verdun...

Et qui s'était marié à Jeanne Chandebois, le 11 avril 1914.

Puisqu'on parle de la famille Chandebois...

Je vais continuer par les frères Chandebois : Maurice et Gabriel.

Qui, à Nogent-Le-Roi, n'a pas connu le père Maurice, le cantonnier grâce auquel le cimetière était bien tenu.

 

Vous pouvez le lire en direct ci-dessous :

On continue par Gabriel Chandebois, le petit frère :

 

 

Continuons par un Lormaisien sur le cas duquel j'ai beaucoup bossé : Jean-Louis Quemin.

 

 

Je vais terminer par un Lormaisien, qui, pour moi, est bien plus célèbre, que les Quemin, mon grand-père Auguste Courtois.

Epoux de Louise Chandebois (mariage le 8 juillet 1905 à Chaudon).

Et je vais en profiter pour vous expliquer comme effectuer cette démarche de chez vous...

1/ Aller sur le site internet des archives d'Eure-et-Loir

2/ Archives en ligne

3/ Histoire des individus

4/ Registres Matricules.

5/ Choisir Bureau de Dreux

6/ Ajouter 20 ans à la date de naissance (date de conscription)

7/ Choisir Table alphabétique.

Ce qui vous donnera le N° du Registre Matricule.

8/ Recommencer la recherche avec le Registre Matricule.

Voilà...

C'est simple et les Registres Matricules, ça raconte tout.

La couleur des yeux, la taille, la couleur des cheveux, etc...

Et leur guerre nous est si précieuse, n'est-ce-pas ???

Liliane Langellier

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