Du rififi au Conseil Municipal de Chaudon

Publié le par Liliane Langellier

Je suis devenue conseillère municipale de Chaudon aux élections de  juin 1995. Nous étions quatre nouveaux conseillers. Dans ce milieu extrêmement fermé de la Beauce profonde : Anne, Alain, Didier et moi.

Rien de vraiment changé depuis "La Terre"de Zola...

Nous remplacions 4 conseillers sortants. Et nos places autour de la table étaient attribuées une bonne fois pour toutes.

Anne et moi avions obtenu le plus de voix. Et j’avais pensé, émue, à mon grand père Courtois qui aurait été fier de moi… Lui qui était si engagé dans la vie politique et qui avait contribué à fonder les premières cellules communistes en Eure-et-Loir...

Anne, elle, pensait que nous aurions dû être nommées adjointes. Money, money, honey !!!

La secrétaire de mairie à l’époque, Madame Daubin,  la secrétaire de mairie était  professeur d'Histoire au collège Jean Moulin à Nogent-le-Roi. Elle était payée pour un travail à mi-temps au salaire maximum de la fonction. Elle n’était jamais présente à la mairie de Chaudon. Mais son mari, Noël Daubin, premier adjoint, palliait à son absence. Le maire l’a vite mise à la retraite fin décembre 1995. Heureusement car Anne et moi nous étions décidées à agir…

J’ai créé le journal mensuel « Le Petit Chaudonnais ». J’ai organisé la commission patrimoine. Et, après avoir obtenu un petit budget de la municipalité, j’ai créé de toutes pièces, avec mes amies Colette Laget, pour les textes, et France Vormus pour les photos, une exposition qui « racontait notre église » en plus de 20 panneaux.

J’étais souvent blaguée car la seule catholique présente au conseil. Mais toujours avec gentillesse et humour…

Les habitants de Chaudon venaient parfois me voir à la maison. Ils avaient mis beaucoup d’espoir dans mon élection.

Je me souviens de Mme Hillion, ancienne garagiste, qui était venue me supplier d’intervenir dans la commission impôts car les plus gros cultivateurs faisaient déclasser leurs terres, pour en payer… moins d’impôts.

Mme Hillion avait été élue - en son temps - au conseil municipal. Mais forcée rapidement de démissionner car le maire n’acceptait pas d’un bon œil une personne - et qui plus est une femme - qui allait contre lui !!!

En novembre 1996, Anne m’a téléphoné à la maison : « Le secrétaire de mairie, Didier, est en pleurs. Il ne peut pas clore l’exercice car il manque trop de justificatifs pour les dépenses du regroupement pédagogique.»

Anne siégeait au Regroupement Pédagogique. Et pouvait sans problèmes prouver ce qu’elle annonçait…

Alain, en tant que jeune cultivateur, excellait dans tous les comptes.

Nous nous sommes donc réunis tous trois plusieurs fois à « La Louise ».

Il a enfin été décidé que nous agirions pour le vote du budget.

J’étais la seule, à cette époque, complètement libre, car la seule parmi les conseillers à qui Monsieur le maire n’avait pas rendu de services. Donc totalement libre de mes paroles et de mes actes…

Après plusieurs mois de recherches fructueuses, il fut décidé que nous allions agir. Nous étions en mars 1997.

Lors de la réunion préparatoire du budget, le 12 mars 1997, j’ai demandé à Noël Daubin, le premier adjoint, des éclaircissements  pour une différence de 87.005 francs sur le compte du Regroupement Pédagogique.

Le coût d’un enfant était passé de 4.000 francs en 1996 à 4.600 francs en 1997 !!!

Soit une augmentation pour le seul village de  Chaudon de 84.000 francs (140 élèves x 600 francs)

Il existait – toujours dans ces mêmes comptes – il existait une somme de 228.000 francs impayée pour manque de trésorerie.

Cette somme avait été répartie sur trois ans et apparaissait pour un montant de 91.500 francs dans la rubrique « reprise 1996 ».

Noël Daubin m’a envoyée bouler sans ménagements.

Je proposai alors à mes deux comparses d’intervenir publiquement lors du Conseil Municipal du vendredi  21 mars 1997. Et de « les coincer » avec le système dit de « l’entonnoir ». On part de très loin du sujet (on ouvre) et on affine au fur et à mesure pour atterrir in fine sur le sujet lui-même…

Mes questions étaient les suivantes :

  • A quoi correspondent les sommes impayées ?
  • De quand datent-elles ?
  • Pourquoi le village de Chaudon a-t-il manqué de trésorerie à cette période ?
  • Qui gérait le Regroupement Pédagogique au moment de ces impayés ?
  • Peut-on avoir connaissance de ces factures ?
  • Comment cela se répercute-t-il sur notre budget ?

Cela a été une véritable tempête...

Après toutes ces années, je ne suis peut-être pas la mieux placée pour parler de tout cela…..

Trop de blessures !

Mais Pascal Boursier avait écrit trois articles dans L’Echo Républicain sur cette sale affaire…

Vous les trouverez donc reproduits ci-dessous :

L’Echo Républicain du 27 mars 1997

« Du rififi au conseil municipal de Chaudon »

Vexée, elle démissionne

Maire de Chaudon depuis mars 1971, Jean-Jacques Guet n’a jamais connu pareille tempête. Vendredi soir, la séance du conseil municipal a tourné en effet à l’affrontement verbal avec Liliane Langellier, conseillère municipale élue en juin 1995. Cette dernière, outrée par le « mot familier » du maire a démissionné et n’entend pas revenir sur sa décision en dépit des promesses d’excuses du maire…

Elle est comme ça, Liliane Langellier. Entière, passionnée, d’une sensibilité à fleur de nerfs et d’une franchise qui parfois désarme. Lorsqu’en juin 1995, elle est élue conseillère municipale de Chaudon, elle fait corps tout de suite avec sa nouvelle fonction. Rompue aux techniques du journalisme, elle s’occupe alors du « Petit Chaudonnais ». Présidente de la commission culturelle, elle milite aussi, avec succès, pour l’intercommunalité avec, à la clef, l’aboutissement d’un spectacle original sur la mémoire collective des paysans. « Petite nouvelle », avec trois autres conseillers élus pour la première fois, elle fait également preuve d’une curiosité insistante qui parfois irrite et dérange le reste de l’équipe. Idéaliste, elle dit : « J’ai été élue pour tout comprendre, pour tout savoir et pour tout dire à la population qui m’a accordé ses voix. Un élu a un devoir de transparence et de clarté ».

Jusqu’à présent, tout allait plutôt bien, en apparence. Certes, Mme Langellier rongeait souvent son frein en voyant le maire « passer à toute vitesse sur les sujets » lors des séances du conseil municipal. Certes, elle n’a pas apprécié que M. Guet accueille défavorablement sa proposition de créer un club pour les personnes âgées à Chaudon et qu’il boude en voyant le public assister aux réunions de la municipalité. Bref, le feu couvait. La petite bombe a éclaté vendredi soir.

Fouineuse, la conseillère municipale a en effet mis le doigt sur un déficit important dans les comptes du syndicat du regroupement pédagogique. Lors d’une précédente réunion, le dialogue avait été très tendu. Pugnace, l’élue est revenue à la charge à l’occasion de la séance publique du conseil municipal où le budget primitif était soumis à l’approbation : « J’ai révélé que la commune de Chaudon aurait, dans les comptes du regroupement pédagogique, une somme de 228.750 francs en factures impayées pour manque de trésorerie. J’ai donc voulu savoir à quoi correspondent ces sommes impayées et de quand elles datent. J’ai demandé aussi si l’on pouvait avoir connaissance de ces factures et comment cela se répercute sur notre budget pour la part qui est due par Chaudon, soit 56.585 francs cette année ? »

Liliane Langellier n’a pas eu la réponse qu’elle souhaitait obtenir. Le ton est vite monté. Excédé, le maire lui a dit : « ça suffit, ma choutte. » Plutôt à cheval sur son identité de femme, Mme Langellier a reçu comme une gifle cette familiarité. Joignant sa voix à celles d’autres femmes du village, elle affirme que M. Guet est « misogyne ». En quelques heures, elle bouclait seule sa lettre de démission : « J’étais tellement énervée que, dans la nuit de vendredi à samedi, je n’ai pas réussi à fermer l’œil. J’ai posé ma lettre dans la boite du maire à cinq heures du matin. Pour moi, c’est un déchirement mais je ne reviendrai pas sur ma décision. »

 

J-J. Guet : « Je regrette »

Jusqu’à lundi soir, le maire de Chaudon  a espéré que Mme Langellier se raviserait. Animé d’un sens certain de l’autorité, Jean-Jacques Guet est, en réalité, plutôt du genre bonhomme. Cet ancien militant communiste, anti-fasciste résolu, affirme n’avoir jamais eu de problèmes avec ses nouveaux colistiers : « En 26 ans de mandat pas une seule démission » dit-il. « Misogyne, alors ? Certainement pas », rétorque-t-il. « J’ai eu une secrétaire pendant 25 ans et aujourd’hui je ne travaille qu’avec des femmes. Si j’étais misogyne, ça se saurait ! »

Certes, il le reconnait : « J’ai été familier avec Mme Langellier. Je le regrette sincèrement et je lui ai dit que j’étais prêt à lui présenter mes excuses publiquement, dans les mêmes circonstances, c’est à dire devant le conseil municipal. » Et il ajoute : « Je me suis emporté mais il faut reconnaître qu’elle a été odieuse (…) comme elle l’a été parfois en se permettant d’engueuler ses collègues du conseil municipal parce qu’ils n’avaient pas assisté à un spectacle à l’église. Vendredi soir, à dix reprises, Mme Langellier a remis cette question du déficit sur le tapis. En réalité, elle a voulu briller en public en se targuant de sa qualité de journaliste. Mais, pour moi, un élu qui n’a que le certificat d’études n’a pas moins de mérite et d’intelligence qu’une personne qui a fait des études supérieures. »

Sur le fond, maintenant, M. Guet « met en garde » Mme Langellier « contre ses insinuations. Car elle a mis en cause l’honnêteté des gens ». Il dit : « C’est vrai, il y a eu des factures impayées au regroupement pédagogique. Cela est dû au fait que la cuisine de Nogent-le-Roi qui fournit les repas a augmenté ses tarifs. J’ai proposé à mes collègues du syndicat de passer à un autre système de restauration. Ce qui nous permettrait d’économiser environ 100.000 francs par an. Ils ne veulent pas. » Le maire de Chaudon ajoute : « De toutes façons le syndicat du regroupement pédagogique et la municipalité sont deux choses différentes. Mme Langellier a un peu confondu les choses. Nous étions prêts, avec le secrétaire de mairie, à tout lui expliquer. Mais elle ne veut pas revenir sur sa décision et je le regrette. »

Le maire ramène toute cette affaire à un « clochemerle ». Liliane Langellier prend, elle, les choses beaucoup plus à cœur et prévient qu’elle va « poursuivre ses investigations ». Avoir un ou une journaliste dans sa commune, c’est parfois une calamité…

P.B. (Pascal Boursier)

L’Echo Républicain du lundi 12 mai 1997

Chaudon : deux mois après l’accrochage…

Les excuses de Jean-Jacques Guet à Liliane Langellier

« ça suffit ma choutte ! » Près de deux mois après cette petite phrase prononcée durant un conseil municipal très agité, Jean-Jacques Guet, maire de Chaudon, présentera demain ses excuses publiques à Liliane Langellier.

La conseillère municipale visée par cette réflexion jugée déplacée avait, rappelons le, démissionné le 21 mars, en dépit des regrets exprimés par le maire du village. Malgré cela, M.Guet persiste : « Je m’étais engagé à m’excuser publiquement pour cette phrase déplacée. Je vais donc le faire car, soucieux de l’intérêt général, je ne souhaite pas que Chaudon vive dans cet esprit de polémique pendant quatre ans. J’ai dit que je regrettais mon emportement et j’ai dit que je m’excuserai. Je vais donc tenir parole. Aprés, cet épisode sera définitivement clos. »

Liliane Langellier assistera-t-elle à la séance du conseil municipal ? Ce n’est pas sûr. « Je ne veux pas y retourner parmi le public pour l’instant. Je ne voudrais pas que cela soit interprété comme une provocation », confie-t-elle.

L’ancienne élue estime qu’elle a, pour l’instant, mieux à faire. Elle continue ainsi à tenter d’obtenir des informations sur le déficit du syndicat de regroupement pédagogique de Chaudon-Saint-Laurent-la-Gâtine-Bréchamps-Croisilles. Un syndicat présidé par Jean-Jacques Guet. « Je sais qu’il m’attend avec la Kalachnikoff (…) », dit-elle avant d’ajouter : Mais j’ai toujours fait mes recherches dans la légalité. J’ai écrit au Trésor Public et la Préfecture m’a confirmé que mes démarches sont légales. Tout citoyen a le droit d’accès aux comptes d’un syndicat. « 

De ce pas, Mme Langellier a donc tenté, la semaine dernière, d’assister à la réunion du syndicat du regroupement pédagogique. « M. Guet m’a dit qu’il s’agissait d’une réunion plénière. Il m’a demandé de quitter la salle. Je ne m’y suis pas opposée » dit encore Mme Langellier.

Halte à la rumeur

Demain soir, de 20 à 21 heures, Jean-Jacques Guet tiendra de nouveau une réunion plénière. Une séance fermée au public au cours de laquelle il expliquera aux élus du conseil municipal pourquoi le syndicat est en déficit : « «Ce déficit est de 204.000 francs en 1996. Il est normal que les élus soient prioritairement informés et qu’ils puissent poser tranquillement toutes les questions » dit le maire de Chaudon. Ensuite, à 21 heures, il ouvrira le conseil municipal en présentant ses excuses.

Conformément aux vœux de Mme Langellier, M. Guet assure enfin qu’il ouvrira avant la fin du mois de juin, une réunion à l’intention de la population. Il livrera toutes les explications concernant le déficit du syndicat. Le compte-rendu officiel sera distribué à la presse. Ceci pour mettre fin à la rumeur qui, jusque dans les rues de Nogent-le-Roi, transforme un déficit en « trou dans la caisse »…. « Je ne tolère pas que mon honnêteté soit mise en doute. C’est pourquoi j’ai demandé au sous-préfet qu’il saisisse la Chambre Régionale des Comptes », ajoute M. Guet.

Finalement, Mme Langellier n’a peut-être pas tort : une bonne explication devant la population est toujours préférable à toutes les supputations fantaisistes et parfois malveillantes.

P.B. (Pascal Boursier)

L’Echo Républicain du 8 juin 1997

CHAUDON

Syndicat pédagogique

La population doit être informée

Jean-Jacques Guet, maire de Chaudon et président du regroupement pédagogique, suivra-t-il l’avis de la préfecture ? Acceptera-t-il d’afficher les comptes-rendus des séances du comité syndical du regroupement pédagogique de Chaudon, Croisilles, St-Laurent-la-Gâtine et Bréchamps ? Puisqu’il n’y a rien à cacher, acceptera-t-il d’informer la population légitimement curieuse de savoir ce qui se dit et ce qui se décide au sein de ce syndicat ?

Liliane Langellier, conseillère municipale démissionnaire au mois de mars dernier, vient en effet – avec une grande joie – d’obtenir de la préfecture d’Eure-et-Loir la réponse à sa question. Hélène Bernard, secrétaire générale de la préfecture, écrit : « Dans l’hypothèses où un conseil municipal ou un comité syndical se réunit à huis clos, le code général des collectivités territoriales (article 2121-26 et 26) prévoit qu’un compte-rendu de la séance est affiché sous huitaine. De plus toute personne physique ou morale peut demander communication sur place ou prendre copie totale ou partielle des procès-verbaux du conseil municipal, des budgets, des comptes ainsi que des arrêtés. L’accès à l’information est donc garanti par ces dispositions. »

Déchargée de toute responsabilité municipale, Liliane Langellier n’en reste pas moins citoyenne de son village. Avec idéalisme, elle estime ainsi que la plus totale transparence doit être exigée des élus nommés par le peuple. Or, visiblement, à Chaudon, le débat local est plutôt en déficit…

Pour avoir mis («  un peu bruyamment certes »), le doigt sur le déficit de la cantine scolaire gérée par le regroupement pédagogique, Mme Langellier s’est quelque peu grillée les ailes. Opiniâtre, elle poursuit néanmoins sa stratégie de harcèlement démocratique.

Les réunions à huis clos ou réunions plénières du comité syndical fermées à tout public ont, d’autre part, pour effet déplorable de susciter des interrogations. Or, dans cette affaire de déficit de la cantine scolaire, il est évident que l’honnêteté de M. Guet n’est pas en cause. Seulement voilà, les carences d’information fabriquent, ici comme ailleurs, le venin des mauvaises langues.

Interrogé dans une précédente édition, le maire de Chaudon et président du regroupement pédagogique s’était en quelque sorte engagé à rendre publique, par communiqués, dans la presse, la teneur des réunions. Que nenni ! Il s’est contenté de démentir ses propres propos en nous prenant à partie, l’autre jour, devant plusieurs personnes réunies à l’occasion d’une réception où nous étions invités. Nous ne retiendrons, pour notre part, que l’inélégance du procédé.

P. B. (Pascal Boursier)

Voilà donc l'histoire relatée, et bien relatée, par la presse locale.

Pour avoir voulu y assister, j'ai été virée publiquement et sans ménagement le 6 mai 1997 de la réunion du S.R.P. (Syndicat de Regroupement Pédagogique) dans la mairie de Chaudon. Sans intervention de deux de mes amis proches qui y siégeaient : Guy Landais et Richard Dembovski. Avec en guest star Anne Richer, bien entendu.

Personne n'est venu à mon secours !

J'ai écrit au préfet de Chartres, le 7 mai 1997, pour lui poser la question de la légalité des « huis clos ».

Et voilà que le « déficit » augmentait un peu plus chaque fois et frôlait alors les 500.000 francs…

J’ai - dans la foulée -  prévenue la présidente de la Chambre Régionale des Comptes.

Je n’ai jamais su ce que cela avait pu donner. Ni quelles conséquences (ou pas) pour mon village.

Le maire, lui, s'est acharné où il le pouvait. Comme il le pouvait. 

Ses relations avec l'église ont brusquement évolué. Dans la médiocrité. 

"Jean-Jacques Guet signale que l'affiche de la fête de la Saint Médard faisait mention d'une messe. Avec le conseil municipal, il regrette cette mention car l'affiche prise en charge par la commune visait à informer des manifestations publiques et laïques."

in La République du Centre du 25 juin 1998.

Il est toutefois clair que les quatre municipalités du Regroupement Pédagogique (Chaudon, Croilles, Bréchamps, Saint-Laurent-la-Gâtine) ont laissé alourdir leurs comptes de ce déficit.

Sans broncher.

Seul le maire de Bréchamps a vraiment hurlé que, sans moi, ils n’auraient jamais été au courant de toutes ces magouilles. Mais, in fine il a accepté de payer comme les autres.

Je n’ai jamais dénoncé mes deux comparses conseillers municipaux dans cette lutte.

Alain a encore siégé un mandat. Puis il ne s’est pas représenté.

Quant à Anne…

Anne, toujours attirée par le fric...

Anne a été nommée, lors des élections municipales suivantes, adjointe au maire. Avec le salaire y afférent (la moitié de celui du maire. Chaudon compte environ 1.500 habitants, donc 1.640 euros pour le premier magistrat de la commune).

Bizarrement, plus tard, elle a même réussi à être nommée conseillère générale adjointe du canton auprès de Jean-Paul Mallet. Le canton de Nogent-le-Roi, bien sûr.

Un conseiller général touche environ 1.520 euros nets.

Donc Anne, cumulant les deux mandats, touchait environ 1.500 € par mois. En plus de son job à la sous-préfecture, bien sûr...

Oui, je sais, ce n'est pas nouveau...

Si le silence est d'or... Il a toutefois un prix...

Je le sais puisque j'en ai déclaré un zona dans le mois qui a suivi...

Et oui "Pauvre choutte !!!"

Liliane Langellier

Chaudon. La mairie en Grande Rue.

Chaudon. La mairie en Grande Rue.

L'Echo Républicain du Jeudi 27 mars 1997.

L'Echo Républicain du Jeudi 27 mars 1997.

L'Echo Républicain du lundi 12 mai 1997.

L'Echo Républicain du lundi 12 mai 1997.

L'Echo Républicain du 8 juin 1997.

L'Echo Républicain du 8 juin 1997.

Publié dans L'espiègle Lili

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