Billie Holiday : "The man I love"

Publié le par Liliane Langellier

La chanteuse christique du peuple noir, la sublime et incomparable énigme du jazz, commence sa vie comme sa carrière sous les cieux obscurs de la misère, de l’abandon et du drame. Elle a chanté auprès de Benny Goodman, Duke Ellington, Teddy Wilson, Ben Webster, Lester Young, Johnny Hodges, Fletcher Henderson, Count Basie... Lover man, Strange Fruit, God Bless The Child... Billie Holiday laisse derrière elle une œuvre magistrale et inégalée.

Billie Holiday séduit d'abord par sa sensualité, son expressivité, mais aussi parfois par l'aigreur dérangeante de sa voix, sa spontanéité, ses écarts. Chez elle, tout se passe dans le registre de l’émotion épidermique, dans l’alchimie secrète de la tension et de la souplesse.

Il sera difficile de percer un jour le mystère de ce souffle, et de connaître les arcanes de cette petite vibration arrachée au creux du ventre, de ce feulement extirpé du fond de la gorge, de ces roucoulements plaintifs à peine feutrés, de ces râles bondissant en cascade, de ces soupirs alanguis, lourds de promesses... Billie Holiday demeure insaisissable. Tout simplement ailleurs...

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